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choses primaires, rimes vivantes. {Vanya

MessageSujet: choses primaires, rimes vivantes. {Vanya Dim 21 Mai - 22:16
Choses primaires, rimes vivantes. Ce soir, c'était toi qui était au bar. Tu n'avais pas pu sortir de la journée. Le printemps t'es fatal, ton collègue est complaisant et a accepté d'échanger ses horaires du jour avec les tiennes. Tu avais donc pris la relève en fin d'après-midi. Tu aimais bosser tôt le matin, le café était calme et sentait bon, mais tu adorais le soir pour te fondre dans la masse et tester tes nouveaux cocktails sur des passants naïfs et déjà imbibés.

Dix-sept heures, tu commences à servir des demis et des diabolos à des étudiants en weekend. Pour eux, la nuit sera bien longue. Pour toi aussi. Dix-huit heures, tu fouilles les placards à la recherche de sucreries. C'était à ton tour d'acheter des bonbons pour les clients mais ça t'est complètement sorti de la tête. Tu as demandé à une habituée de te remplacer dix minutes le temps de filer en vitesse à l'épicerie prendre autant de sachets de berlingots que tes maigres bras peuvent en porter. Dix-neuf heures, le café est tellement rempli que si des clients partaient sans payer tu ne t'en rendrais même pas compte. Et tu les vois à la fenêtre, les déçus qui repartent car il n'y a plus de place. Vingt heures, vous n'êtes plus un café mais un bar, une collègue est venue te rejoindre pour te filer un coup de main. De toute façon elle sait que c'est toi qui gère, que c'est toi qui sait y faire. Vingt-deux heures. Tu fais mojito sur mojito, les minettes demandent quel est le nom de celui qui, de ses doigts de fées, créé les meilleurs de cette cité. Elles essaient de deviner. Armand ? Ulysse ? Victor ? Ta collègue leur dit que tu t'appelles Maya. Elles gloussent repartent, pour elles tu n'es qu'une curiosité.

La soirée est toujours longue pour qui aimerait lever le coude. Et toi, Jules plus que quiconque, tu te vendrais pour lever le coude avec des potes triés sur le volet. Enfin c'est pas comme si tu avais suffisamment de potes pour faire le tri. Et ça se payait des verres, et ça piquait des bonbecs, et ça te remerciait pour les cocktails. Et la nuit avançait, et les clients repartaient éméchés, et les rires ricochaient sur les pavés. Alors, au bout d'un certain temps, ce n'était que justice si celle que tu regardais comme une assistante rentrait les chaises de la terrasse et chassait gentiment les clients retardataires.
Deux heures huit. Elle t'embrassa deux fois chaque joue et claqua la porte derrière elle. Tu avais les mains plongées dans l'eau bouillante, tu voyais sa silhouette s'éloigner déformée par le carreau, puis une autre silhouette la croiser en pressant le pas. Une douleur aiguë, tu baisses les yeux et vois la mousse devenir rouge. Tu sors les mains de l'eau, tu t'es coupé avec un verre. Tu fulmines en pensées. Les blessures aux mains étaient celles que tu haïssais le plus. Avec l'eau chaude c'était pas joli joli, tu avais peur de tacher ta chemise. Tu regardes par le carreau. Toujours là. Tu fouilles l'arrière sale à la recherche d'un torchon qui te servirait de bandage de fortune. Décidément, il serait pertinent que le patron investisse dans un kit de pharmacie. Tu grimaces alors que tu serres le nœud avec les dents. Tu n'es même pas sûr que le tissus soit propre. Faudrait que tu appelles ton collègue pour qu'il vienne plus tôt demain et finisse ta plonge. Tu regardes par le carreau. Toujours là. Tu te diriges à grand pas vers la porte, tu l'ouvres d'un geste. Une petite demoiselle avec un je ne sais quoi d'audace dans le regard. Tu lui adresses un sourire mal à l'aise. Tu lui chuchotes tes excuses, tu lui avoues à voix basse que vous êtes fermés, tu babilles qu'elle peut revenir demain, qu'elle sera bien accueillie. Tu lui souries à nouveau. Pourquoi elle poireautait à l'entrée comme ça ?
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choses primaires, rimes vivantes. {Vanya

MessageSujet: Re: choses primaires, rimes vivantes. {Vanya Lun 22 Mai - 13:12
Choses primaires

rimes vivantes

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Le pas rapide et le souffle court,Vanya errait au creux de la capitale depuis quelques heures déjà, incapable de trouver un port d'attache dans une ville pourtant trop familière. Elle naviguait donc là, un peu maladroitement au cœur des rues gorgée de vies et couleurs que le printemps voyait naître en son sein lorsque le temps laissait place aux douces soirées. Alors, piégée entre malaise quant aux mondes qui lui accordait déjà de grand sourire et qu’en-dira-t-on au sujet de rumeur courant encore sur le bal, ce capitaine d'infortune rebroussa chemin en s'excusant auprès de ces ombres qui l'approchait déjà ou la taquinait sur l'absence de son bras droit.

« Et bien Vanya, tu t'es fâchée avec ton fiancée ? C'est bien la première fois que je te vois sans démolosse » Avait même plaisanté un commerçant en apercevant le Maître tourner le dos, comme pour engager la conversation et attirer autour d'un vin offert le chiffre d'affaire de sa soirée. Hélas, si la jolie rousse s'était paré d'un rire cristallin comme unique réponse, son regard dissimulé derrière un verre teinté prenait l'allure d'une veuve esseulé, aussi et guidé par une politesse qui devenait chaîne à son cou, l'artiste pokemon vint se perdre en discussions plates et insipides, prenant tout de même soin de ne pas tomber au sein d’écueil trop douloureux afin d'éviter un éclatement en publique.
Rires et faux-semblant étaient alors en proie à devenir ses meilleures armes face à l'après festivité de Cousterain, et pourtant jamais cette petite menteuse ne s'était sentit aussi fragile et perdue quant à un énième mensonge ajouté à sa vie. Alors acculé là à la manière d'un animal blessée, elle tentait de prendre la fuite. Ses rires se faisaient plus douloureux, ses excuses plus nombreuse quant au fait que le travail l'attendait et pourtant, son image, l'attente des gens et un sourire éternellement feint la condamnait à demeurer là, prisonnière de ce rôle qu'elle s'était au fil des année accordé pour plaire et gravir les échelons de la société Rigeloise. Alors elle tint le coup une nouvelle fois, réfugiée derrière ses lunettes de soleil comme pour dissimuler au mieux des larmes poindre à ses yeux à défaut de pourvoir et les éradiquer et, enfin, elle délia ce jeu de la langue et de la politesse pour prendre la fuite avec superbe, comme à son habitude.
Douces paroles, sourires rayonnants et quelques plaisanteries au bout de la langue, son départ semblait salué par les passants et la bonne humeur ambiante qui commençait sincèrement à l'étouffer. Alors, lorsqu'elle fut certaine de se confondre avec l'ombre et les ruelles les moins fréquentée de Bourg Cadran, ses lèvres vint accueillir une nouvelle cigarette, fébriles et hésitantes. Seconde cigarette de la journée... A croire que son dégoût pour la nicotine était plus que facilement enrayée par sa détresse actuelle. Ce n'était décidément pas bon, pas bon du tout, mais à son plus grand désarroi seul son paquet unique et terne lui permettait de gérer le chaos interne qui prenait place au plus profond de son esprit.

Alors, c'est presque instinctivement que son regard se porta sur sa droite, comme en attente d'un jugement ou d'un grondement désapprobateur qui ne trouvait écho que dans l'absence et le plus grand des silences. Pensait-elle vraiment que Rousillon se déferait de l'autorité de Crofton pour la rejoindre à tout allure, se poster là à ses côtés et lui faire la morale à grand coup de grondement quand à une cigarette nouvelle destinée à taire l'angoisse ? … Peut être qu'au fond elle l'espérait. Un peu du moins.
Elle demeura donc là quelques temps, maudissant son départ de Port pauplie et cette idée stupide qu'avait été celle de vouloir jouer les rangers -enfin, pour le coup c'était surtout la colère qui avait guidé ses pas, n'est-ce pas ?-  Mais que voulez vous, elle était Maître de Rigel, il lui paraissait donc plus que logique de prendre la défense de la population lorsque celle-ci était menacée et que les rangers semblaient plus captivé par l'alcool ou la séduction qu'autre chose ! … Mais non, la prochaine fois elle laisserait ce maudit champion insecte brûler Cousterain entier et on lui reprocherait son absence de réaction. Haha...

C'était dans ses moments là que l'océan et ses murmures lui manquait, que l'air salé du port Pauplie semblait soudainement plus séduisant, auréolé de mystère et légende, que la capitale aux milles lumières de Rigel. Et, alors qu'elle avait fuit jusqu'au cadrant de celle-ci afin de trouver le bonheur tapis sous les rubans et clameurs, l'idée de tout plaquer pour retrouver la mer à la manière d'une selkie ou sirène s'imposait à son esprit avec tant de force qu'elle ne pouvait décemment l'ignorer. Et pourtant.. Il y avait sa carrière, son image publique, et … Beaucoup trop de mensonge qui la retenait ici. Enchaînée et seule. Et puis, fuir ne serait-ce quelque temps à Port Pauplie attirerait l'intérêt et les questions, et il ne faudrait que peu de temps à l'opinion pour tisser d'étrange lien entre le Maître et de crapuleuses affaires. Rien de bien agréable pour les affaires en somme...
Alors elle demeura là, une fumée âcre au bout des lèvres et le regard dissimulé par des lunettes de soleil difficilement justifié par le déclin du soleil.

La nuit avait donc finit par accueillir le bruit de ses talons sur le parvis de Bourg Cadran et, c'est d'une démarche faussement assurée que le Maître errait au creux des fermetures de bars et ivresse des passants. Il était bien tard pour commander une pinte et la rouquine le savait pertinemment cependant elle en avait bien besoin. Ou du moins était-ce la présence d'une oreille attentive ou non qui lui était nécessaire ? Chose qui expliquait sans doute pourquoi elle ne s'était pas saisit de son bourbon et d'une peluche Lokhlass sur laquelle pleurer pour entamer une dépression seule et chez elle. Enfin, elle aurait tout de même pu se réfugier dans les bras d'Alex au lieu de prendre de court des serveurs qui avait à coup sûr déjà nettoyé leur poste. Après tout, ne lui avait-il pas démontré qu'elle pouvait compter sur lui, même en pleine nuit ? ... Mais non. Elle ne pouvait tout bonnement pas se résoudre à s'afficher dans pareille état, et surtout pas devant lui ! Alors elle s'était dirigée d'un pas presque résigné en direction d'un café connu, fermement convaincue qu'il serait tenu par son cher et si précieux Armand -parce que oui, ce collègue complaisant à maintenant un nom, et ça sera Armand //SBAFF//-. Après tout, au vu du regard de chien battu qu'arborait Vanya il ne pourrait que lui offrir des sourires compatissants à défaut de lui servir une brune non ? Et puis ce n'était pas comme si c'était la première fois qu'il ferait une fermeture avec le Maître dans les pattes, attendant la fin de son service pour se balader en ville.

La rouquine rangea donc ses lunettes de soleil, vérifia d'un mouvement rapide que son maquillage était en place malgré ses prunelles tristounettes à souhait et, finalement, s'arma de son plus beau sourire. Allez, la terrasse était rangée, il ne tarderait pas à sortir, si ? Cependant les minutes semblaient s'annoncer interminables et, c'est presque naturellement que la demoiselle se saisit de son pokematoss pour prévenir ce beau brun de sa compagnie.
"Au prince du chocolat chaud de Bourg Cadran, une princesse en détresse t'attend devant le café, transis de froid et esseulée, tu accepterais de lui ouvrir la porte ? Elle fera la plonge si besoin." Quoi ? Envoyé.. ? A croire que monsieur le beau blond était télépathe. La porte venait de s'ouvrir sous le sourire rayonnant d'une demoiselle qui s'avançait donc toute contente mais...

-Bonsoir ? Soit Armand avait véritablement souffert de ces derniers jours, soit... Bah... -Je suppose qu'Armand n'est donc pas là...?. Glissa la jeune femme d'une voix presque déçue par cette absence pourtant tant redoutée.

C'était bien sa veine ! Il lui avait pourtant donné son emploi du temps quelques jours plus tôt alors... Peut-etre étaient-ils simplement plus nombreux ce soir ? Après tout au vu du monde croisé en cette soirée Vanya ne pouvait que supposer du renfort mais... Non. Monsieur l'éconduisait. Attendez quoi ? Elle était clairement invitée à revenir le lendemain ? Mais...
Surprise, c'était le cas de le dire, le Maître coordinateur demeura un peu bête face à cette situation et vit son sourire s'estomper au profit d'un haussement de sourcil plus que sceptique quant aux balbutiements qui encadrait ce bien trop polie renvoie. Sérieusement ? Hey ! Mais c'était le meilleur client de cet établissement ! Et puis... Et puis... Elle avait, vraiment, besoin de sa bière ! Ou d'un shooter. Ou plusieurs... Et, alors que cet homme ce perdait en sourire et excuse, le regard de la rousse se fit plus triste pour finalement aborder le sournois attrait de celui d'un adorable skitty abandonné, affamé, et délaissé sans protection aux rues bien trop dangereuse d'un port malfamé. Oui oui, le regard de Skitty battu était en marche. Vous pensiez sincèrement que lui refuser quelque chose était faisable ? Il n'y avait que le conseil qui semblait en mesure de lui apposer des limites, et encore. Elle avait eut Oreste dans sa poche bien trop de fois pour décemment décréter qu'il n'était pas corrompu. Cependant, et si l'habituelle assurance du maître s'était effacé pour feindre le désarroi -ou laisser surgir une nature véritable trop souvent effacé-, sa voix prit une tonalité comparable à celle des enfants pour glisser un "Même pour une toute petite demi... ? Je nettoierais la tireuse et je laverais mon verre, promis. Et puis... Délaisser une Maîtresse coordinatrice dans pareille circonstance est tout sauf galant...
...
Non. Pas les larmes de crocodile Vanya. Range ça et... Pas cette moue non plus et... Et... Fuit Jules, fuit !
A croire qu'il était trop tard car la demoiselle venait déjà de se saisir d'une pauvre petite main blessée, et ce avec la plus grande des douceurs. Alors elle reprit son petit jeu de plus belle et finit pas glisser un "En plus je suis une excellente infirmière" glissée entre deux battements de cils.
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MessageSujet: Re: choses primaires, rimes vivantes. {Vanya Lun 22 Mai - 19:30
Choses primaires, rimes vivantes. Elle voulait voir Armand. Armand n'était pas là. « On a échangé aujourd'hui … » Elle semblait réellement déçue, tu t'interrogeais sur son identité. Son visage ne t'était pas inconnu mais il ne te semblait pas l'avoir déjà vue ici. Si c'était une amie d'Armand, elle ne passait probablement que lorsqu'il était là, c'était logique. Tu as essayé d'être poli mais ferme. Ce n'était plus l'heure, il fallait qu'elle parte. Enfin, c'était sans compter ses grands yeux tristes, cet air suppliant. Elle quémandait un demi, proposait même de nettoyer derrière elle. Bien vu, la stratégie était maligne quoiqu'assez simple. Tu soupiras. « Je … » Elle ajouta qu'elle était Maîtresse coordinatrice. C'était probablement pour ça que ses attraits t'étaient familiers. « Vous apprendrez, mademoiselle, que je suis galant. Tellement que je demande pardon lorsque l'on me marche sur les pieds. Ce n'est pas contre vous, je vous le jure … » Ses yeux étaient humides. Une larme, puis une deuxième roulèrent sur ses joues rosies. Tu t'es immédiatement senti coupable. D'habitude, ce n'était pas toi qui faisait pleurer les filles. Tu réprimas un frisson quand elle attrapa ta main trop grande entre ses petits doigts. Ses gestes étaient doux, on aurait cru qu'elle manipulait un oiseau blessé. Un bonne infirmière, hein ?

Tu hésitas un instant. « Ici il n'y a rien. » Tu es rentré poser ton tablier et prendre ton manteau au vestiaire. Tu l'as plantée là mais tu te doutais bien qu'elle n'allait pas s'enfuir. En ressortant tu as claqué la porte derrière toi, fait deux tours dans la serrure avec la grosse clef en fer et tu l'as glissée dans une poche de ton blouson mal ajusté. Tu pris une inspiration. « Ce que je peux vous proposer … C'est que vous veniez chez moi, vous réparez ma main …  » Tu as agité ladite main devant toi. « … Et en échange je vous prépare un verre de ce que vous voulez. Cadeau de l'artiste. » Tu as sourit malgré toi en prononçant ce mot, artiste. Un sourire d'enfant qui a honte. Tu n'étais ni un artiste, ni un enfant, mais tu trouvais ça drôle et un peu ridicule. Tu posas une main sur son épaule pour l'inviter à te suivre. « Bien sûr, c'est en tout bien tout honneur. Parce que vous êtes infirmière. » Tu marchais devant elle, la nuit serait définitivement plus longue que prévu. Tu trébuchas sur le trottoir d'en face, manquas de tomber et rattrapas le coup en te retournant vers elle. « J'espère que vous n'avez pas peur des fantômes ! » Tu jugeais plus réglo de la prévenir pour Ernest et Béatrice. Ce n'était pas rare que tu tombes sur des personnes n'aimant pas les pokémons de type spectre. Si Béatrice s'attirait plus facilement les grâces des inconnus, les Brocélômes ayant un aspect plutôt inoffensifs, nombreux étaient ceux qui étaient effrayés par les Spectrums – et par Ernest.

Enfin, tu repris ta route le pas déterminé, donnant parfois à haute voix quelques indications quand les rues devenaient trop étroites ou trop peu éclairées. Puis vous êtes arrivés en bas. Un coup d'épaule qui te fit grimacer dans la porte et c'était ouvert. Ironie du sort, tu étais au dernier étage sans ascenseur. Tu n'avais qu'une hâte, qu'elle soigne ta main, qu'elle boive son verre et qu'elle reparte pour que tu puisses dormir. Un fois les étroits escaliers grimpés, une fois arrivé en haut, tu ouvris la porte et ne la referma pas dernière toi. Tes pokémons ne se manifestèrent pas tout de suite, tu te rendis en cuisine pour sortir tes bouteilles d'alcool. Elle n'aurait qu'à choisir. Faut dire que tu étais un peu fébrile à l'idée de recevoir une star dans ton taudis.
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MessageSujet: Re: choses primaires, rimes vivantes. {Vanya Lun 22 Mai - 22:04
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Suivre un inconnu jusqu'à chez lui était-il véritable prudent lorsque l'on était habitué à Judas Bricot et ses effractions nocturnes ? Pas sûr et pourtant, était-ce de l'inconscience ou une curiosité des plus vives qui avait motivée la jeune femme à emboîter le pas du brun ? Nul ne semblait en mesure de le décider, cependant ce petit sourire en coin qu'elle abordait semblait indiquer une certaine satisfaction quant à cette proposition. Victoire. Bon, ok l'annonce de ce plan qui, au détour des ruelles semblait plus se rapprocher d'une farce mauvaise et foireuse issues de l'esprit des plus jeunes malfrats de Pauplie que d'une bienveillante invitation aurait pu en dérouter plus d'une mais... Il s'agissait de Vanya là, pas d'une enfant ayant grandit bien au chaud de Bourg Cadran, il en fallait bien plus pour l'effrayer. Et encore, serait-ce véritablement une bonne chose au vu du goût du risque qu'elle avait semble t-il développer quelques jours plus tôt en compagnie d'Alex ? Et puis, à défaut d'avoir un Rousillon sauvage et puissant à ses côtés elle avait son équipe qui, si elle ne pourrait tenir tête à Néro, le maître dresseur, pouvait aisément balayer bien des dresseurs. Alors un un civil...
Civil décidément bien maladroit au vu de l'accueil qui lui avait réservé le trottoir leur faisant face. Il s'était cependant rattrapé et ce fut d'un geste habile que Vanya qui, jusqu'à présent s'était contenté de le suivre, vint le rejoindre pour se placer à ses côtés un narquois sourires aux lèvres. « Pour tout soins supplémentaire, tarifs doublés mon cher». Taquine oui, mais surtout dur en affaire dite moi.
Alors confiante, ou du moins rassurée, la demoiselle observa attentivement ce chemin qu'elle ne connaissait pas et l'emprunta sans pourtant sourciller le moins du monde, après tout ne s'agissait-il pas là d'une toute nouvelle aventure qui s'offrait à elle ? Et puis... Des fantômes ? Ils seraient les terribles adversaires de ce donjon à explorer ! Ou alors des alliés de tailles dans une quête destiné à découvrir la mystérieuse boisson d'or ! … Surtout s'il s'agissait là de Baudrive, Magirêve ou Lugulabre !

Vanya se laissa donc guider tranquillement au travers de la pénombre, le regard porté sur les panneaux, les habitations et l'oreille attentives aux informations que lui accordait ce jeune homme, si bien qu'ils arrivèrent sans encombre au pied de ce donjon. Bon, la porte déverrouillée, le duo dû affronter une adversaire de taille. Premier ennemi de la soirée ! Un fantôme ? Non. Des escaliers ! Interminables qui plus est ! Allez, courage petit Goélise. Tu pouvais le faire ! … Tu parles, arrivé à la moitié la demoiselle se maudissait déjà d'avoir ainsi forcé le destin en s'invitant clairement chez cet inconnu et... Arf... Ces cuisses commençait déjà à grimacer sous le coup de la douleur. Quoi ? L'absence d'endurance chez Vanya était un fait... Et ce n'était clairement pas les quelques semblant d'abdos qu'elle effectuait lorsqu'elle culpabiliser face au chocolat ingurgité qui allait développer en elle un soudain amour du sport... Loin de là...
Cependant, ils finirent par vaincre cette première étape pour finalement atteindre un appartement sans grande prétention qui sembla cependant attiser tout l'intérêt de la demoiselle. Aussi, lorsque son hôte s'éclipsa dans ce qu'analysa Vanya comme la cuisine, son regard se heurta au mobilier, à la décoration et ce tout qui faisait le quotidien d'un homme. Curieuse ? Oh que oui. Et soyez certain que si son organisme avait été confronté plus tôt à un peu d'alcool elle ne se serait en aucun cas gêné pour toucher et poser des questions, avide d'information. Alors ce fut avec la plus grand aisance que ce petit médhyéna en manque d'affection finit par se faufiler jusqu'à la cuisine pour prendre place sur l'une de chaise et faire émerger de son sac à main une petite boite verte .

« -Babimanta ou Baudrive ? »

Mmh ? Attend, c'était quoi cette armée de pansement colorés là ? Qui se baladait avec un tel armada de soins ? Bon ok c'était une mère poule et l'incident avec Lupin lui avait clairement ordonné intérieurement de s'armer en prévision du prochain blessé léger qu'elle croiserais mais là... Et ça, c'était clairement des baies pour enrayer les changements de statut hein ? Et... Et...  « Sinon, j'ai des bandages mais pas certain que ce soit utile et pratique pour le petit Mojito qui t'attend. » … Sérieusement. Et en plus tu demandais un Mojito ? Genre non, un verre de rhum ou de whisky ce n'était pas assez bien ? « Enfin, sauf si tu as du bon bourbon en réserve, dans ce cas là je ne dirais pas non. Dans le cas échéant, il semblerait que je sois contrainte de faire confiance à tes qualités de barman et que je me laisse surprendre, mais bon, je suis une cliente plus que difficile parait-il ». Un rire finit cependant par balayer ce petit sourire provocateur qui avait teinté ses paroles, comme pour signifier qu'elle plaisantait. Et, ce fut d'un geste tout aussi doux que précédemment qu'elle ramena le brun à elle pour observer la coupure et lui accorder un petit jet de désinfectant. Et, tout doucement elle se saisit d'un pansement Lovdisc qu'elle apposa sur la plaie dans un « C'est une arme fatale en séduction. Avec ça, demain toute les filles serons à tes pieds » appuyé par un clin d'oeil complice.
Bon, elle se lâchait peut être un peu trop. Les nerfs, la frustration, l'isolation étaient bien évidemment tant d'émotion mettant à mal son éternel et impassible masque, mais de là à jouer d'autant de familiarité ! Pas que la demoiselle se confrontait à une quelconque gène, devant Alex pourquoi pas mais pas devant un inconnu rencontré moins d'une heure plus tôt ! Mais...

Et, alors que sa peine semblait avoir resurgit au plus profond de ses prunelles, saisissante tant elle était criante de sincérité, la jeune femme arbora son habituel sourire, rayonnant et plein d'entrain pour effectuer des présentation comme il se devait.

-"Sinon, et après avoir sauvé cette pauvre main d'une amputation certaine, je me présente. Artiste géniale et subversif, reine des scènes par delà Rigel et ses flots et enfin humblement sacrée meilleure cuisinière de tout les temps par mon cher Démolosse, me voici. Vanya Nawra, super coordinatrice et maîtresse du même rang. T'ai-je également précisée que Modestie était mon second prénom ? Enfin !  A qui ai-je l'honneur ?  "

Théâtrale et rayonnante, Vanya avait retrouvée sa superbe bien qu'auréolé d'un peu d'auto-dérision. Après tout si son égo était connu au travers des îles de Rigel elle n'était clairement pas en état de le nourrir à grand coup de flânerie et d'auto satisfaction. Pas aujourd'hui, pas ce soir... Enfin, ce matin.
La demoiselle rangea donc son matériel de parfaite petite infirmière au plus profond de son sac et finit par sagement prendre place sur sa chaise, le regard plus que curieux quant aux gestes du brun.
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MessageSujet: Re: choses primaires, rimes vivantes. {Vanya Mer 31 Mai - 0:28
Choses primaires, rimes vivantes. Elle s'est précipitée dans ta cuisine. Elle s'est installée, a commencé à déballer le contenu de sa boîte à pharmacie. Tu l'observais, tu la trouvais marrante avec ses pansements colorés. Tu préférais Baudrive, mais tu ne lui as rien dit. Tu voulais savoir lequel elle allait choisir. Tu l'écoutes, t'as l'impression d'entendre un Pijako. « Un mojito alors ? Très bon choix, je fais les meilleurs de tout Bourg Cadran. » Tu ris. De bon cœur. De tous les cocktails existant au monde, c'est un mojito qu'elle veut. Elle pouvait difficilement faire plus cliché. « Bourbon j'en ai pas chez moi. Faut que je fasse attention à ce qui sort de fûts de chêne avec mes allergies. Mais on en a de très bons au bar, si tu aimes. » Oui, tu y avais goûté. Oui, t'as eu des plaques rouges. Oui, tu l'as fait pour être sûr de ce que tu servais à tes clients. Tu es si consciencieux avec ton boulot que tu en deviens ridicule et dangereux, Mayakovski.

Tu n'as pas pu t'empêcher de grimacer quand elle a repris ta main entre les siennes, ton visage s'est encore plus crispé quand elle a désinfecté ta plaie. Finalement c'est un Lovdisc qu'elle a posé sur ta paume encore endolorie. Elle te fit un clin d'oeil. Tu y répondis par un sourire, un peu mal à l'aise. Comme si tu avais besoin de ça pour avoir les filles à tes pieds. Et puis ça t'importe peu, n'est-ce pas, Jules ? Tu contemplas ta main quelques instants. Il faut avouer que tu te sentais parfois seul, surtout quand tu marchais dans les rues du bourg. Alors, bien sûr, tu avais Ernest et Béatrice. Mais ce n'est pas bien vu d'avoir des pokémons alors que l'on est pas dresseur. Et toi, même si tu as une bonne excuse, ça t'inquiète tout de même un peu. Tu t'étais relevé de ta chaise et avais saisi ta meilleure bouteille de rhum blanc quand sa voix te tira de tes pensées. Elle piaillait des présentations comme apprises par cœur, ses yeux brillaient, elle s'agitait. Toi, tu ne l'as pas quittée des yeux tant tu n'osais pas l'interrompre. Alors quand elle t'interrogea, quand tu fus enfin sûr qu'elle n'avait plus rien à dire, là seulement tu pris la parole.

« Moi c'est Maya. Kovski. Mayakovski. Enfin mon prénom c'est Jules mais, au boulot, ils m'appellent Maya. Au cas où Armand t'aurait parlé de moi … » Le volume de ta voix avait diminué drastiquement entre le début et la fin de ta phrase. Tu t'étais encore ridiculisé, tu lui tournais le dos pour chercher le sucre de canne dans tes placards. Une ombre passe devant tes yeux, les poils de ta nuque se hérissent. Un silence que tu brises d'un « Enfin, c'est un chouette pedrigree que tu as là, Vanya. » babillé en ouvrant la petite fenêtre de ta cuisine. Dans une jardinière sur le rebord, des petits pots d'herbes aromatiques tassées les unes sur les autres. Du bout des doigts tu arraches une tige de menthe que tu plantes dans le grand verre que tu avais sorti pour elle. Tu ajoutas une cuillerée de sucre et enfin tu versas le rhum. Un pression invisible sur tes épaules. Tu te retournes et lui tend son verre, un léger sourire au coin des lèvres. « Un bon mojito c'est du bon sucre, une bonne menthe et un bon rhum. C'est tout. Pas besoin d'être magicien. »
Et là, deux mains, énormes, difformes, une de chaque côté de ton visage. Tu frissonne, un vent traverse tes bronches. « Ernest, ce n'est pas drôle … » Le Spectrum apparaît, plus matériel que jamais. Tu ne supportais pas qu'il te traverse comme ça. Tu ne voulais pas qu'il traverse qui que ce soit, d'ailleurs. Tu jettes un regard à Vanya. « Euh, lui c'est Ernest. Mon premier pokémon … » Si elle était maître coordinatrice, tu craignais son hypothétique mauvaise réaction.
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