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Born to be wild | One shot

MessageSujet: Born to be wild | One shot Dim 16 Juil - 1:08
Born to be wild

One shot



Déchirant la nue nocturne et ses étoiles dans une mélodie sauvage, un hurlement lupin s'était élevé, hymne primitif à l'appel de liberté qui courrait sur les veines de ces ombres lancé à toute allure, haletantes au sein des ruelles étroites et sombres de Port Pauplie. Alors, c'est entre effluves d'alcools, souffles courts et cœurs palpitants qu'un second hurlement s'était élevé, bacchante à deux voix dont le charme mystique semblait séduire l'imaginaire collectif et faire appel aux peurs instinctives tapis là, battantes à l'unisson en tout Homme pour finalement osciller entre rationalité et mysticisme. Etait-il en train de rêver ?  Quelque chose avait brusquement bougé sur sa droite et, à la manière d'un écho infernale s’immisçant au creux de son esprit, un dernier hurlement s'éleva avec force,  balayant soudainement les instruments à vent qui chantaient non loin de là, à la sortie d'un bar bondé et brûlant. Alors, noyé entre les rires des forbans qui se laissait allé en quelques commentaires, perdu entre les éclats de lucidité qui s’inquiétaient de l'avenir des mers de Rigel et de ses enfants, étouffé par la musique qui reprenait de plus belle, dansant au fil des violons et guitares sur le rythme effréné des choppes vides et propos glissé par la boisson, la menace des rangers semblaient s'être étranglée à la vue des bâtiments veillant au large, bien trop nombreux pour que l'esprit de la piraterie ne meurt en cette nuit de liturgie estivale, sacrée aux yeux du clan. Etait-ce pour autant un défit sifflé au nez du Conseil et de ses gardes ? Pas si sûr.
Ainsi donc les esprits les plus échauffés avaient hurlés leur envie de reprendre le berceau de cette flotte sauvage et impitoyable qui tonnait au loin, aboyant avec force sur le règne d'une reine qui n'en était pas et le déclin d'une ère trop souvent regrettée. Alors c'est émergeant d'un bar bondé qu'une ombre immense s'était profilée sur cette meute affamée et désireuse de vengeance qui grouillait là, canalisant d'un simple et unique regard les élans farouches qui battaient tout près de lui et ce pour les étouffer en silence. Kha Nawra, meneur du clan s'était donc vu mouvoir d'une assurance altière, presque impérieuse, au cœur de cette meute gigantesque dont les hurlements semblaient réclamer l'attention des déités maritimes et leur bénédiction avec une force toute particulière. Un chant s'était levé au son des tambours, uni et sauvage pour honorer une tradition millénaire qui semblait peser sur les épaules de cette masse informe et chaotique que représentait l'un des plus puissant clans pirate de Rigel. Le calme s'était donc soudainement abattu sur une cérémonie qui, si elle semblait attiser les regards perplexes de certains, demeurait respectée et honoré par tous, dominée par Kha et l'ombre perché à quelques mètres de là, créature déformé par la pénombre et dont le regard d'ambre semblait menacer toute sortie du rang. Une jolie blonde avait par conséquent prit l'initiative de la cérémonie sans grand mal, élevant une voix rauque et puissante au sein de cette nuit qui semblait lourdement se charger pour se perdre en cantilènes anciens sous les milles et un tourné vers sa personne à la manière de feu follet dansant au cœur de l'étreinte de ténèbres trop présentes. Une masse obscure se forma donc autour de ce promontoire de fortune et, tout doucement, la nuit ne distingua que ces regards brillants au sein de la pénombres. Alors, jamais le clan Nawra ne s’apparenta autant au démon lupin et sauvage qui semblait hanter l'imaginaire collectif. Ses chants s'élevèrent avec force en direction des étoiles, porté par les vagues et vents jusqu'à la capitale, et ce à la manière d'un cri annonçant une chasse des plus farouche qui prenait naissance là, en ces terres d'héritage sur lequel le clan avait dû s'établir, loin de Port Flibot et son histoire. Des terres qui semblaient aujourd'hui marqué de leur sceau avec une force telle que cette situation semblait éternelle et immuable. Mais l'était-elle réellement ?

Alors, la nuit filant au rythme des chants et tambour, des regards et souffles courts, la cérémonie avait finit par prendre une allure plus festive lorsque l'ombre qui s'était profilé sur l'épaule de Kha des heures durant, légende pirate et sorcière de surcroît, avait délaissé l'assistance pour accueillir le retour exalté mais épuisé d'une poignée d'adolescent mené par un homme au sourire arrogant et une demoiselle à la chevelure de jais. Son regard d'ambre s'était donc porté sur chacun d'eux afin de leur confier des runes uniques, gravée dans le bois selon un rite spécifique et destinée à les protéger des périples qui les attendraient une fois la mer prise pour amante, et ce dans une langue inconnue s'apparentant sans aucun doute aux dialectes nordiques qui avait bercé les premiers Nawra ou aux incantations d'un démon destiné à maudit et sceller leur destin. C'est pourtant au pied de l'océan, bercée par les vagues et une douceur des plus déstabilisante que prenait naissance une tout autre scène, plus tranquille cette fois. Loin de l'entrechoquement des bières, des chants paillard et murmures qui s’immisçait à la manière d'un seviper au cœur des orgueils gonflées, un groupuscule s'était posté sur la plage armée d'une harpe, d'un violon, de chant et danses traditionnels visant à perpétrer l’hommage rendue aux déités marines plus tôt. On invoqua Kyogre, pria Manaphy et Phione mais se tourna également vers Jirachi et les trois divinités des lacs pour veiller sur le clan, ses proches, et ce avec une ferveur aujourd'hui rare. Néanmoins, si la ferveur demeura intacte, une certaine candeur finit par balayer l'anxiété pour se perdre en rire et discussions qui témoignait des joies de retrouvailles tant désirée. Après tout l'unicité de ce clan barbare n'était-elle pas l'une de ses plus grandes forces ? Alors, c'est lorsque les interminables aiguilles du clocher sonnèrent les coups de vingt-trois heures qu'une ombre se détacha des flots, splendide navire aux voiles carmins dont la coque travaillée se voyait auréolé d'une brume des plus mystique. Serait-ce un vaisseau passé venu hanter des promesses tournées vers le futur ? Ou bien une main tendu par les spectres comme le laissait suggérer cette ombre à la chevelure ardente qui avait prit en charge la navigation d'un navire au nom de sorcière, baignée dans la brume, le regard sauvage et l'allure d'une fée trop malicieuse au bout des traits ?

Alors l'espace d'une seconde le Temps sembla se suspendre aux sourires de cette silhouette surgit d'outre-tombe, pendu à son regard abyssal et oublié de tous pour finalement se voir balayé par les clameurs d'un équipage dont les tambours battus prenait l'attrait d'une sentence quasis divine. La brume épaisse, comparable à un nuage échoué sur la coque déversant dans un flots continue son attrait céleste au sein d'un océan, père de toute les légendes du clan, finit doucement par s'estomper sous les directions d'un florges dressé en son centre et ce au profit d'un appel à la lune des plus captivant. Etait-ce pouvoir lunaire en action ? Mais quel but avait-il si ce n'était de renforcer l'attrait mystique de ce navire arborant fièrement un drapeau couleur sang, ornée d'une hideuse fée à queue de poisson et crocs de séviper ? Et pourtant ce simple et petit effet, cette infime attaque couplée à champ brumeux avait réussit à captiver tout les Nawra ayant posé pied à terre avec une aisance des plus naturelle. A croire que tous avait ce goût pour la mise en scène qu'il semblait pourtant railler une fois placé entre les mains d'une coordinatrice trop ambitieuse...
Ainsi donc, cette entité maritime à l'aura sombre aborda le port de Pauplie sous les sifflements amusé de certain et les craintes des autres, et ce pour exposer au regard de tous un équipage tiré des plus terrifiant conte de Rigel. Forbans jeunes et plus expérimentés, titans, ogres ou incubes, tous partageait cependant cette allure de faucheuse déshumanisée qui avait battit la réputation du « Mélusine », cette dame sanglante à la fois juge et bourreau des mers de Lernaiques.

Les retrouvailles se firent plus bruyante qu'à l'accoutumée, saluée par des choppe pleinse et des acclamations des plus étonnantes. Fêtait-il une victoire ? Alors, posant pied à terre dans un silence des plus pesant, une ombre venait d'émerger de sa cabine. Grand, l'allure d'un prédateur presque flegmatique tant chacun de ses mouvement semblait emprunt à  une assurance glaciale, cet homme à l'oeil bleu et transcendant semblait faire honneur en tout point à la réputation qui l'auréolait. Aussi, et malgré le visage assombrit par un chapeau large et ornée de plume, il devenait aisé de profiler les trait de ce démon maritime que tout Nawra avait apprit à craindre. Beau à en corrompre le cœur des plus fervent défenseur de la justice, tranquille pour étouffer en silence des faits d'armes des plus remarquables, mais surtout doué de cette terrible arrogance dont la vision seule pouvait entraîner trop d'Homme à commettre l'irréparable. Ainsi, et comme pour apaiser les tensions de ce bourreau qui rentrait vraisemblablement de mission, on confia entre les mains qu'il essuyait méthodiquement une choppe d'hydromel acre et amer qu'intercepta doucement la rousse à ses côtés afin de la porter à ses lèvres tentatrices et ce, d'un regard irrésistible comme pour excuser ce vol trop doux pour être décemment abhorré.  Ses grands yeux bleus finirent par conséquent par s'échouer sur ces mains qu'essuyait presque rageusement le capitaine tandis que sa langue glissait quelques mots à mi-voix comme pour charmer ce démon aux regards farouche et le pousser à se calmer.

Ainsi fila la nuit et les bateau qui l'accompagnait, agité par des clameurs farouches que l'aurore semblait estomper au loin, baignée d'une lueur aveuglante. Port Pauplit fut donc rendu l'espace d'un matin aux brigands de petite envergure qui grouillait là, sous le regard des quelques ombres condamnées à la terre, anxieuses ou trop confiante quant à l'avenir d'une pratique qui s'était pourtant vu mourir entre les bras de Buccanie. Et, c'est enveloppée d'un long drap noir qu'une ombre observait ces départs pour la mer mais également ceux qui s'organisait pour la capitale, érigé derrière uniforme de ranger ou civil, et ce pour assurer un avenir prospère au clan. Alors un sourire vint se graver sur ses lèvres pincées et assombrir un visage marqué par le temps.
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