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Les murmures de Rosepic | Judas & Libre

MessageSujet: Les murmures de Rosepic | Judas & Libre Dim 16 Sep - 12:28
Les murmures de Rosepic
Judas & Libre


Dominant de sa victorienne architecture la périphérie de Bourg Cadran, un imposant manoir se dresse à l'horizon, argan de toute sa hauteur quelques altières menaces voué à chasser les intrus de son précieux domaine et parer du bout de ses pierres le pas marqué de douleur qu'arbore sa jeune propriétaire. Ainsi ses grilles acérés s'ouvrent sur une charmille où fleurissent baies, camélia et Gracidée qu'effleure méthodiquement cette rousse fée,  amorçant une noble ascension jusqu'au charmant jardin que les derniers mois ont sû délaisser. Et dire que la Maîtresse coordinatrice s'était attaché avec le plus grand des soins à la restauration de ces jardins d'autrefois, planifiant aux côtés de passionné ces compositions inspiré de celles visible sur les propriétés noble et bourgeoise, oeuvrant sous les directives de Regulus Le Nostre,  l'ancien jardinier royal. Celui-ci avait déjà par le passé hurlé à qui voulait l'entendre qu'il condamnerait Judas Bricot pour avoir saccagé son œuvre lorsque celui-ci s'était introduit de nombreux mois plus tôt chez la maîtresse coordinatrice. Cependant le vieil homme n'avait eu le cœur à panser ce trésors végétal, obsédé par cette bâtisse qui veillait tout contre lui, ses fenêtres semblable à un lourd regard qui le maudissait en silence,  jusqu'à finalement se refuser à toute approche du Manoir Nawra sans la présence de la propriétaire. Cette demeure avait un je-ne-sais-quoi d' hypnotisant. Un charme antique, ésotérique, qui piquait l'intérêt et l'imaginaire pour parfois glisser sur l'épiderme avec grande perfidie et lui arracher quelques frissons. Elle avait été la demeure de J.F Lovelare, poète misanthrope du siècle dernier et avait vu ses murs teinté d'une décadence propre aux années pré-révolutionnaires de Rigel, si bien que l'on s'amusait à murmurer tout bas que cette aura mystique était le fruit de sordides hantises, d'une histoire floue que l'on fantasmait sans doute trop. Le manoir avait été dépeint de nombreuse fois et avait instantanément séduit le cœur de la rousse lorsque, à seize ans, un vulgaire sac sur le dos et le hasard au bout du pas, Goélise Nawra s'était confronté à cette bâtisse délabrée, pleurant sur son antique superbe et anarchique jardin. Un coup de foudre, véritable et sincère qu'elle avait épousé de ses maigres économies lorsque la réussite vint à la porter. Elle avait tout claqué sous le regard effaré du promoteur immobilier, déterminée, soumise à cette lubie irraisonnée qui continue pourtant encore aujourd'hui à l'habiter. Ce manoir, elle n'avait pu l'habiter que tardivement tant les travaux semblaient monumentaux, nichant ci et là et n'avalant que de vulgaire pâtes pour offrir à la restauration de ce poème architectural sa splendeur d'autrefois, conquise et en pâmoison viscérale devant les tableaux qui le dépeignait au temps de Lovelare. Combien de fois avait-elle lamentablement échoué chez Jules Mayakovski, l'actuel champion spectre, pour minauder autour d'un lit douillé et piquer dans ses réserves alimentaire durant cette étrange période ? Trop sans doute, mais l'effort n'avait été en aucune manière vain et c'était lui qu'elle avait traîné avec une joie immense jusqu'aux grilles du manoir lorsque celui-ci avait pu s'ouvrir à l'habituation.

Un soupire d'aise au bout des lèvres, la rousse au regard d'outre-mer effleure ses rosiers anarchiques et sauvages qui viennent se lier en un chaos floral au pied de son manoir, épousant d'un battement de cil cet étrange sentiment de sûreté que lui prodigue le contact de ce nid qui est le sien. Il lui a manqué, viscéralement manqué, et elle le murmure aux pierres sur le ton de la confidence, comme de peur de se voir surprendre par une ombre émergeant de la sienne. Pourtant quelque chose pique ses instincts les plus primaires, attire son œil jusqu'aux broussailles puis, méthodiquement, sur les pierres de sa demeure pour fleurir entre ses lèvres dans un grondement à peine perceptible. Il y a quelque chose, elle le sent jusqu'à l'os. Ses pokemons sont agités. Sa maison toute entière s'est éveillée.  Instinctivement et pressé par un sentiment d'urgence irraisonnable, la rousse accélère le pas et se réfugie derrière la colossale porte d'entrée, s'annonçant à grande voix pour épouser l'arrivée brusque et sauvage de ses chiens. Ils sont surexcité, condamnés à quelques jours loin de leur dresseuse et au contact d'un éleveur issue du tutorat sévère de Crofton père qu'ils ont, en ces quelques semaines d'absence, véritablement malmené, tous autant qu'ils sont. Hélas, de tous, cette armée lupine au crocs belliqueux a de loin était la plus conciliante. Alors, un fin soupire aux lèvres, Vanya approche de l'une des salles scellé du manoir pour claquer doucement ses ongles contre le bois, murmurant des propos étrangers aux contrées rigeloises jusqu'à finalement se stopper, un sourire en coin. Derrière, quelque chose gratte frénétiquement dans un rire qui se fait malsain, descend encore et encore jusqu'à passer ses longues griffes sous le bois comme pour chercher un contact qu'épouse sans grande frayeur Vanya. Presque amusée.  « J'arrive tout de suite. Soyez sages » Murmure t'elle en caressant du bout des doigts la porte avant de stopper son geste à l'entente d'une mélodie arrachée à l'étage. Une valse ? Elle soupire car il ne lui faut que peu de temps pour comprendre ce qui excite tant sa demeure et ses spectres.


Émergeant d'un tableau d'Aloysia Ibris pour se couler le long du mur, un ectoplasme rampe contre le parquet dans un rire étouffé qui trouve cependant écho en les aboiements féroces des lougarocs tenu au rez-de-chausser. Ils le sentent, tous, et avec tant de vivacité qu'il ne fait aucun doute que l'objet de leur courroux ne s'est pas délecté d'un bain chaud depuis un bon moment déjà. Alors Vanya se hisse sur ses escaliers de marbre blanc, traînent sa douloureuse carcasse jusqu'à l'étage pour au final embrasser sa chambre et une fenêtre entrouverte avec une détermination rare. Si elle l'attrape, le sort qu'elle lui réservera sera bien pire que tout ce que la justice Rigeloise pourrait promettre. Quitte à l'emmurer vivant, le supporter une éternité pour avoir le loisir de ne céder son cadavre à nulle autre âme et en tirer les ressources premières de chacun de ses maléfices. Et, poussant la porte de sa chambre, elle l'entrevoit à sa fenêtre, gonflé d'une nonchalance qui agace le coeur de la rousse. Elle va l'étrangler. Lacéré de ses griffes chacun de ses organes et le jeter aux cornèbres ! Si bien que c'est d'un pas fauve qu'elle approche, porte ses griffes acérés à son col pour le contraindre à un basculement significatif et le marie au sol, courroucée. Elle le supporte. Elle le supporte depuis le bal et bien avant. Elle a réprimé méthodiquement ses envie de pyromanie à l'encontre de son arène monstrueuse, son besoin de jeter son Roucoups à l'assaut de ses laves informes et grouillante, ses... Brrr... A accepté depuis peu l'idée de le prendre comme champion et non plus comme hérésie véritable, erreur 404 de Dame Nature, et voici comment il la remercie ? En profanant une fois nouvelle son sanctuaire ? Alors elle se hisse à califourchon cette dragonne aux rousses écailles, le maintient au sol avec une force particulière et arraché à ses nerfs endurants, trop coriace pour l'état qui l'habite depuis son retour de Port Pauplie. Déterminé à faire de ses chairs de la purée Mousseline. « Donne moi une raison valable à ta présence avant que je ne viennent t'arracher les yeux et jeter tes entrailles aux loups, Bricot ! » Siffle t'elle entre ses crocs, renforçant son emprise autour de ce col qu'elle tord entre ses griffes acérés pour au final lacérer de son bleu regard cette expression rangeante qui marque le visage de cet idiot. Arceus !  La colère pique sa langue, gonfle son coeur d'un férocité telle que ce n'est pas un rigelois soigné qui glisse sur sa langue mais un nordien dur, froid, et jurant à tout va qui résonne à la manière de gifle. Mais voilà, dans son élan courroucé la belle se voit brutalement vrillé par la douleur, contrainte à choir à demi sur ce corps gras dont elle semble abhorrer les contours même. Et elle glapis la féroce Vanya, se ramasse quelque peu sur ce corps qu'elle s'était juré de détruire l'essence pour au final se redresser dans le plus grand des mal, malédiction aux lèvres. AH ? C'est une PLS qui s'amorce alors même qu'un charmant baudrive remontait l'un des couteaux à viandes de la cuisine, happé par la colère de sa dresseuse. Alors cette infernale bacchante se traîne hors de l’intrus, glisse dans un magma de douleur jusqu'à Rousillon venu gravir les marches quatre à quatre et s'accroche désespérément à lui pour tenter de se remettre droite.
En bras, une porte frappe à grand coup, tremble sous le rire carnassier de sombres entités si bien que Vanya finit par lâcher un soupire, murmurant un « Dégage ou prend une douche, Judas. Ne m'oblige pas à faire appel aux rangers ou faire pression sur le conseil pour qu'il te chasse de ton arène. » qui signe sa descente des escaliers et un retrait significatif jusqu'à cette porte infernale où le bois se voit lacéré.
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